Découvrez ici les impressions et ressentis partagés par les membres du club autour du livre du mois.
Un espace de partage et de découverte, où chaque avis apporte une nouvelle lumière sur la lecture.

Glen Affric

Karine Giebel

Livre du mois - Novembre

Léonard, un jeune garçon différent, vit chaque jour sous les insultes et le rejet. On l’appelle “Léo le triso”, “le bâtard”, et ces mots finissent par tourner en boucle dans sa tête. Incompris et blessé, il rêve parfois de fuir, de disparaître, d’aller loin d’ici… à Glen Affric.

Mais lorsqu’on est vulnérable, même les rêves peuvent basculer en cauchemars.

 

Glen Affric est un thriller psychologique intense où Karine Giebel explore la différence, la violence du regard des autres et la force fragile de l’amitié, avec toute l’émotion brute qui la caractérise.

''Je n’ai pas été emballée, c’est le moins qu’on puisse dire… J’ai trouvé le récit sans suspense: on sait dès le début comment ça va finir. Le scénario est simpliste, l’histoire banale (dans le sens de déjà vu) malgré l’horreur.

Les scènes de violence crue (Maréchal avec sa nièce) ne laissent aucune place à l’imagination. Même dans les rebondissements spectaculaires (le flic assassin), il n’y a aucune subtilité: on le voit venir comme le nez au milieu de la figure.

En résumé: un style banal, une écriture sans relief et sans intérêt mais tout de même un côté addictif grâce au rythme. J’ai lu le livre jusqu’au bout, même si j’ai « traversé » certains chapitres à vitesse grand V.
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Micheline

''Ce livre, comme beaucoup de livres de Giebel, m'a complètement transporté.

Je suis passée par beaucoup d'émotions en le lisant, mais principalement la tristesse et la colère face à l'injustice et la cruauté humaine.
La simplicité de certains personnages est touchante.
J'ai aimé l'enquête policière, la prison, tout ce côté noir de l'histoire et en parallèle le côté naïf et rêveur qu'apporte principalement le personnage de Léonard.
Si je devais y apporter un bémol, ce serait peut-être l'accumulation des tragédies qui deviennent à un certain moment, juste trop !

En bref, un coup de cœur pour moi et un peu de mélancolie au moment de fermer le livre, de quitter Jorge et Leonard, et leur magnifique voyage dans les Highlands.''

Sophie

''Karine Giebel ne fait pas dans la demi-mesure : dans ce livre, quand ça va mal, ça va mal, et on sombre au fil des pages dans un univers très noir.

 

On suit Léonard, un adolescent souffrant d’un retard intellectuel, recueilli et aimé par Mona comme son propre enfant. Devenu la cible d’adolescents qui le menacent, il finit par se défendre, mais la justice ne tient pas compte de sa fragilité et l’envoie en prison pour mineurs. C’est là que tout commence à sombrer, tandis qu’il s’accroche à l’espoir de retrouver ceux qu’il aime.

Le roman nous confronte à l’injustice, à la mesquinerie et à la cruauté humaine, mais on s’attache aussi profondément aux personnages et aux liens qui les unissent, notamment cet amour filial entre Jorge et Léonard. Une lecture addictive, même si, avec plus de 700 pages, c’est quand même un beau pavé 😅''

Jocelyne

Le Maître des illusions

Donna Tartt

Livre du mois - Octobre

À l’université de Hampden, un petit groupe d’étudiants brillants et secrets se consacre corps et âme aux textes anciens, sous l’influence d’un professeur de grec aussi charismatique qu’énigmatique. Richard, jeune homme venu d’un milieu modeste, est vite happé par leur univers élitiste et fascinant.

Mais derrière la beauté de leur quête intellectuelle se cachent les excès, la manipulation et une tragédie qui bouleversera leur vie à jamais.

Le Maître des illusions est un roman hypnotique où se mêlent amitié, obsession et culpabilité, explorant la fine frontière entre le savoir et la folie, la beauté et la corruption, dans une atmosphère automnale et troublante.

''Donna Tartt nous plonge dans le Vermont au sein d’un petit cercle universitaire élitiste et secret. Sous l’influence de Julian, leur professeur de grec, un groupe d’étudiants forme un club mystérieux où se mêlent mythes anciens, arrogance intellectuelle et fascination pour l’esthétique classique. Leur quête d’authenticité et de grandeur les mène pourtant à commettre l’irréparable, puis à sombrer dans la culpabilité, la paranoïa et la perte de contrôle.

L’autrice réussit à rendre ces étudiants aussi attachants que détestables, révélant peu à peu les failles derrière leur vernis de richesse et de prétention. À travers eux, elle dresse un portrait acerbe de l’élite américaine, marquée par la superficialité, le besoin de paraître et l’hypocrisie sociale.

Seul bémol : le narrateur, plus effacé et ordinaire que ses camarades, paraît parfois pâlir en comparaison de l’aura sombre et fascinante du reste du groupe.
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Fabien

''Une histoire bien ficelée, à cheval entre polar et un roman d'adolescents à l'université.
Malgré quelques temps un peu plus "longuet" et mous selon moi, l'autrice nous tient quand même en haleine tout au long de son récit en nous faisant douter des intentions de ses personnages, tous aussi imprévisibles les uns que les autres…''

Gaétan

Ces soleils ardents

Nincemon Fallé

Livre du mois - Août/Septembre

Iro quitte son village pour poursuivre ses études à Abidjan, accompagné de ses amis Thierry, Malick et Yeo, une bande joyeuse et ambitieuse qui enchaîne les petits boulots pour survivre.

Mais lorsque son père meurt au village, tout bascule. Iro doit affronter l’image de cet homme qu’il pensait connaître, mais dont il ignorait presque tout : ses rêves, ses choix et les raisons de son retour au pays natal.

Ce roman vibrant raconte une quête intime, où Iro se confronte à son héritage paternel, à ses propres ambitions et aux attentes familiales et sociales. Entre révolte, réconciliation et espoir, il explore avec force les liens familiaux et les tensions générationnelles.

"Ces soleils ardents, de Nincemon Fallé.

 

Ce livre nous parle de la difficulté de grandir, du passage de l’enfance à l’âge adulte, des relations père/fils et par dessus tout, de l’amitié. On y découvre la dureté de la vie en Afrique, l’importance de la hiérarchie familiale, le manque d’empathie et de soutien de la communauté et de la famille. Seul compte l’argent, symbole de la réussite; celui qui n’en a pas est méprisé. A contrario, la solidarité règne dans la rue, entre les plus pauvres, ceux qui n’ont rien.

 

Dans l’ensemble, j’ai bien aimé ce livre. Le langage est simple, fluide et sans pathos. La dernière partie (l’histoire familiale de Thierry) m’a paru un peu bâclée, même au niveau de l’écriture, comme si l’auteur s’était rendu compte qu’il avait oublié quelque chose dans son récit. Ces quelques faiblesses n’enlèvent rien à la valeur de ce qui, rappelons-le, est un premier roman!"

Micheline

''J'ai personnellement beaucoup apprécié cette immersion dans un univers que je ne connais pas du tout (les universités Ivoiriennes surpeuplées avec des gens qui dorment dans les amphithéâtres tout ça tout ça). J'ai beaucoup aimé aussi le rapport déséquilibré que peuvent avoir certains parents avec leur enfant en mettant trop d'espoir dessus qui fait que les enfants peuvent sentir perdus face à ces attentes.

J'ai aussi trouvé la fin un peu bâclée, certains traits de caractère de personnages pas très aboutis à mon goût et la fin un peu "Happy ending" manquait peut-être un peu de nuances.

Mais dans l'ensemble quand on pense que l'auteur n'a que 22 ans, je me réjouis de lire ses prochaines œuvres !''

Gaétan

''Je suis encore en train de lire Ces Soleils Ardents, mais ce qui me touche déjà, c’est la relation complexe entre le père et le fils. On sent le poids des attentes, presque écrasant, et ce fils qui essaie de faire au mieux, même quand cela le dépasse. Il y a beaucoup de solitude dans cette façon de grandir sous le regard de l’autre.

 

Ce que j’aime aussi, c’est que les personnages ne sont pas parfaits: ils se cherchent, ils se trompent, ils se relèvent, et ça rend leur histoire très réelle. L’écriture est simple, mais elle laisse place à l’émotion, aux silences, à ce qu’on ressent plutôt qu’à ce qui est dit.

 

Je suis curieuse de voir comment tout cela va évoluer jusqu’à la fin.''

Jenn

Comme de l'eau dans l'eau

Myriam Wahli

Livre du mois - Juin/Julliet

La Plaine, futur proche.
Les étés grignotent le printemps et colonisent l’automne.
L’électricité est rationnée, le carburant hors de prix. Pour subvenir aux besoins de la famille, Marcelle travaille au Flacon, une fabrique de parfums. Elle consacre la majeure partie de son temps libre à son frère neuroatypique et fugueur, obsédé par le retour de leur mère.
Étouffée par les mains glissantes d’un père malade et la pression d’un quotidien abrutissant, l’adolescence de Marcelle peine à éclore.
Comme de l’eau dans l’eau est un roman brut qui crie les premiers émois d’un cœur inondé par la « vase du monde ».
Entre la gendarmerie désertée du village, la station-service et l’usine, peu à peu, une voix aussi âpre que sensuelle se fraie un chemin pour nous dire : « moi aussi, j’existe ».

''Coup de cœur !!

Comme de l'eau dans l'eau de Myriam Wahli

Éd. La Veilleuse

 

Myriam Wahli a un vrai sens de l’écriture : elle décrit avec finesse les personnages, les lieux et les situations. Ce court roman demande un peu de concentration, mais cela en vaut vraiment la peine.

 

L’histoire se déroule dans le village genevois de La Plaine, longé par le Rhône. Marcelle, adolescente, essaie de se construire malgré une mère absente, un frère autiste obsédé par son retour, et un père malade. Pour subvenir aux besoins de sa famille, elle travaille à l’usine Le Flacon. Sa vie se déroule entre leur appartement déserté, la station-service, le kiosque et l’usine, dans un quotidien abrutissant et cloisonnant.

 

Marcelle va-t-elle réussir à sortir de cette situation qui entrave sa liberté ? Vous le saurez en courant chez votre libraire.''

Jocelyne

''Comme de l’eau dans l’eau de l’autrice suisse Myriam Wahli a été une lecture à la fois difficile et magnifique. Son écriture demande de l’attention, mais elle est si poétique qu’elle rend chaque page vibrante et pleine d’émotion.

 

On suit Marcelle, une jeune femme qui doit grandir trop vite et faire face à un quotidien marqué par le poids des responsabilités. Derrière cette vie silencieuse se cache pourtant une force incroyable, une capacité à tenir debout là où beaucoup s’effondreraient.

 

Ce roman m’a touchée par sa justesse et sa sensibilité. C’est une histoire dure mais lumineuse, qui parle de courage, de résilience et d’amour discret. Une lecture qui laisse des traces, comme une onde qui continue de se propager bien après avoir refermé le livre.''

Jenn