Découvrez ici les impressions et ressentis partagés par les membres du club autour du livre du mois.
Un espace de partage et de découverte, où chaque avis apporte une nouvelle lumière sur la lecture.

Ces soleils ardents

Nincemon Fallé

Livre du mois - Août/Septembre

Iro quitte son village pour poursuivre ses études à Abidjan, accompagné de ses amis Thierry, Malick et Yeo, une bande joyeuse et ambitieuse qui enchaîne les petits boulots pour survivre.

Mais lorsque son père meurt au village, tout bascule. Iro doit affronter l’image de cet homme qu’il pensait connaître, mais dont il ignorait presque tout : ses rêves, ses choix et les raisons de son retour au pays natal.

Ce roman vibrant raconte une quête intime, où Iro se confronte à son héritage paternel, à ses propres ambitions et aux attentes familiales et sociales. Entre révolte, réconciliation et espoir, il explore avec force les liens familiaux et les tensions générationnelles.

"Ces soleils ardents, de Nincemon Fallé.

 

Ce livre nous parle de la difficulté de grandir, du passage de l’enfance à l’âge adulte, des relations père/fils et par dessus tout, de l’amitié. On y découvre la dureté de la vie en Afrique, l’importance de la hiérarchie familiale, le manque d’empathie et de soutien de la communauté et de la famille. Seul compte l’argent, symbole de la réussite; celui qui n’en a pas est méprisé. A contrario, la solidarité règne dans la rue, entre les plus pauvres, ceux qui n’ont rien.

 

Dans l’ensemble, j’ai bien aimé ce livre. Le langage est simple, fluide et sans pathos. La dernière partie (l’histoire familiale de Thierry) m’a paru un peu bâclée, même au niveau de l’écriture, comme si l’auteur s’était rendu compte qu’il avait oublié quelque chose dans son récit. Ces quelques faiblesses n’enlèvent rien à la valeur de ce qui, rappelons-le, est un premier roman!"

Micheline

''J'ai personnellement beaucoup apprécié cette immersion dans un univers que je ne connais pas du tout (les universités Ivoiriennes surpeuplées avec des gens qui dorment dans les amphithéâtres tout ça tout ça). J'ai beaucoup aimé aussi le rapport déséquilibré que peuvent avoir certains parents avec leur enfant en mettant trop d'espoir dessus qui fait que les enfants peuvent sentir perdus face à ces attentes.

J'ai aussi trouvé la fin un peu bâclée, certains traits de caractère de personnages pas très aboutis à mon goût et la fin un peu "Happy ending" manquait peut-être un peu de nuances.

Mais dans l'ensemble quand on pense que l'auteur n'a que 22 ans, je me réjouis de lire ses prochaines œuvres !''

Gaétan

''Je suis encore en train de lire Ces Soleils Ardents, mais ce qui me touche déjà, c’est la relation complexe entre le père et le fils. On sent le poids des attentes, presque écrasant, et ce fils qui essaie de faire au mieux, même quand cela le dépasse. Il y a beaucoup de solitude dans cette façon de grandir sous le regard de l’autre.

 

Ce que j’aime aussi, c’est que les personnages ne sont pas parfaits: ils se cherchent, ils se trompent, ils se relèvent, et ça rend leur histoire très réelle. L’écriture est simple, mais elle laisse place à l’émotion, aux silences, à ce qu’on ressent plutôt qu’à ce qui est dit.

 

Je suis curieuse de voir comment tout cela va évoluer jusqu’à la fin.''

Jenn


Comme de l'eau dans l'eau

Myriam Wahli

Livre du mois - Juin/Julliet

La Plaine, futur proche.
Les étés grignotent le printemps et colonisent l’automne.
L’électricité est rationnée, le carburant hors de prix. Pour subvenir aux besoins de la famille, Marcelle travaille au Flacon, une fabrique de parfums. Elle consacre la majeure partie de son temps libre à son frère neuroatypique et fugueur, obsédé par le retour de leur mère.
Étouffée par les mains glissantes d’un père malade et la pression d’un quotidien abrutissant, l’adolescence de Marcelle peine à éclore.
Comme de l’eau dans l’eau est un roman brut qui crie les premiers émois d’un cœur inondé par la « vase du monde ».
Entre la gendarmerie désertée du village, la station-service et l’usine, peu à peu, une voix aussi âpre que sensuelle se fraie un chemin pour nous dire : « moi aussi, j’existe ».

''Coup de cœur !!

Comme de l'eau dans l'eau de Myriam Wahli

Éd. La Veilleuse

 

Myriam Wahli a un vrai sens de l’écriture : elle décrit avec finesse les personnages, les lieux et les situations. Ce court roman demande un peu de concentration, mais cela en vaut vraiment la peine.

 

L’histoire se déroule dans le village genevois de La Plaine, longé par le Rhône. Marcelle, adolescente, essaie de se construire malgré une mère absente, un frère autiste obsédé par son retour, et un père malade. Pour subvenir aux besoins de sa famille, elle travaille à l’usine Le Flacon. Sa vie se déroule entre leur appartement déserté, la station-service, le kiosque et l’usine, dans un quotidien abrutissant et cloisonnant.

 

Marcelle va-t-elle réussir à sortir de cette situation qui entrave sa liberté ? Vous le saurez en courant chez votre libraire.''

Jocelyne

''Comme de l’eau dans l’eau de l’autrice suisse Myriam Wahli a été une lecture à la fois difficile et magnifique. Son écriture demande de l’attention, mais elle est si poétique qu’elle rend chaque page vibrante et pleine d’émotion.

 

On suit Marcelle, une jeune femme qui doit grandir trop vite et faire face à un quotidien marqué par le poids des responsabilités. Derrière cette vie silencieuse se cache pourtant une force incroyable, une capacité à tenir debout là où beaucoup s’effondreraient.

 

Ce roman m’a touchée par sa justesse et sa sensibilité. C’est une histoire dure mais lumineuse, qui parle de courage, de résilience et d’amour discret. Une lecture qui laisse des traces, comme une onde qui continue de se propager bien après avoir refermé le livre.''

Jenn